Monastère Saint Silouane

Ascension

Ascension

25/5/2017 Ascension Lc XXIV, 36-53


Au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit. Amen
Nous voici arrivés à cette belle fête de l’Ascension du Seigneur qui vient clôturer sa présence sur la terre parmi nous. Ce départ du Seigneur est important pour chacun d’entre nous parce que, avant de quitter la terre – ce qui est une évidence – Il est venu sur la terre, Il est venu sur la terre pour nous sauver. Il est venu sur la terre pour nous dire combien la vie en Dieu était belle, la vie avec Dieu était forte, la vie avec Dieu était apaisante. Tout son enseignement nous signifie cela. Mais il est venu sur la terre aussi – et ce sera peut-être une forme de résumé – pour chercher la brebis égarée, la brebis égarée que nous sommes tous, à un moment où à un autre de notre vie, vous comme moi, à un moment où nous nous égarons du chemin, où nous perdons la trace du troupeau par notre faiblesse, par notre péché mais le Seigneur Jésus est venu sur la terre justement pour chercher cette brebis égarée que nous sommes et pour lui apprendre à se laisser porter sur ses épaules de miséricorde. En fait, tout l’enseignement du Christ est comme une leçon, une longue leçon pour que nous apprenions à nous laisser faire, à nous laisser, non seulement chercher mais retrouver et porter. C’est peut-être le message le plus important de tout l’Evangile. Le Seigneur dira par ailleurs : « Je ne suis pas venu pour les justes mais pour les pécheurs », cette fameuse brebis égarée. Alors lorsqu'on repense à cette phrase que le Seigneur a dite, c’est une consolation parce que, alors que le Christ n’est plus visible sur terre pour chacun d’entre nous – ou très peu en tout cas – nous savons que lorsqu'Il s’est élevé de la terre – ce qui est une forme comme une autre pour dire qu’Il n’est plus sur la terre physiquement mais qu’il est là - lorsqu'Il est monté vers le Père, au moment de l’Ascension, Il est monté avec chacun d’entre nous sur ses épaules. Il est monté avec la brebis égarée qui est l’homme – qui avait été créé à son image et à sa ressemblance – et qui s’était blessé. Le Seigneur, en arrivant auprès du Père, vient avec l’homme blessé que nous sommes tous mais il y vient avec aussi la certitude pour nous de recevoir la guérison par le Seigneur, ce baume de miséricorde. Oui, comme une brebis égarée, nous sommes blessés par les parcours inutiles, vains, dangereux mais le Seigneur est venu pour, non seulement nous porter mais nous soulager, guérir. Et c’est toute l’humanité entière aujourd'hui, par la mémoire, qui s’élève avec le Christ – toute l’humanité créée par Dieu. Alors cela doit nous donner une grande joie intérieure, une grande paix, une grande sécurité. Probablement que nous serons, de temps en temps, à nouveau des brebis égarées mais là n’est pas l’important. L’important est de se souvenir que le Seigneur a pris, une fois pour toute, la brebis égarée qu’il a déposée sur ses épaules. Quoiqu’il nous arrive de fâcheux, Il est là. Il nous l’a dit, nous l’avons encore entendu dans le « Notre Père », dans l’Evangile : « Je suis avec vous jusqu’à la fin des temps. Rien ne pourra vous arriver », rien de grave en tout cas. Alors oui, cette fête est une belle fête, d’autant plus que le Seigneur a annoncé qu’Il enverrait son Esprit-Saint que nous fêterons bientôt, lors de la fête de la Pentecôte ; l’Esprit-Saint, le Consolateur, Il veut nous L’envoyer pour que tout s’accomplisse car c’est par l’Esprit-Saint que nous comprenons un peu mieux notre relation avec Dieu. C’est par l’Esprit-Saint que nous pouvons prier Dieu, c’est par l’Esprit-Saint que nous pouvons voir nos plaies se guérir, c’est Lui qui vient de la part du Christ pour nous consoler et pour panser nos plaies. Oui, c’est une grande fête que cette fête de l’Ascension, une fête où nous avons la certitude que le Seigneur ne nous a pas abandonnés en quittant cette terre mais qu’au contraire Il nous a entrainés sur le chemin d’Eternité où nous sommes attendus pour y vivre dans l’amour, dans la paix et dans la joie éternelle.

Amen