Mgr. Elisée: Dimanche de la Croix
24/03/25 Enseignement
Dimanche de la Croix
23 mars 2025
Monastère Saint Silouane
Excellence, chers Pères, Mères, frères et sœurs en Christ !
Aujourd’hui nous nous trouvons au pied de la Croix, cette Croix qui se révèle être une balise, un repère dans notre vie spirituelle et sur notre chemin de salut.
Le salut, justement : dans toute l’Ecriture Sainte, nous trouvons maintes et maintes fois les mots "sauvés" ou « salut ».
Par exemple, dans le livre des Chroniques ; qui se veut être une relecture des événements du passé ; nous y voyons que les chefs des prêtres et tout le peuple multipliaient les infidélités en imitant les sacrilèges des nations païennes ce qui a fini par causer de leur perte. Le temple de Jérusalem a été détruit ; le peuple a été déporté en exil.
23 mars 2025
Monastère Saint Silouane
Excellence, chers Pères, Mères, frères et sœurs en Christ !
Aujourd’hui nous nous trouvons au pied de la Croix, cette Croix qui se révèle être une balise, un repère dans notre vie spirituelle et sur notre chemin de salut.
Le salut, justement : dans toute l’Ecriture Sainte, nous trouvons maintes et maintes fois les mots "sauvés" ou « salut ».
Par exemple, dans le livre des Chroniques ; qui se veut être une relecture des événements du passé ; nous y voyons que les chefs des prêtres et tout le peuple multipliaient les infidélités en imitant les sacrilèges des nations païennes ce qui a fini par causer de leur perte. Le temple de Jérusalem a été détruit ; le peuple a été déporté en exil.
Mais Dieu reste éternellement fidèle à son alliance alors que l'homme ne cesse de la trahir.
Dieu envoie des messagers car Il ne souhaite que faire miséricorde à Son peuple en ne cessant de lui offrir Son amour généreux.
Et ceci est d’une extrême importance pour nous aujourd'hui.
Nous vivons en effet dans une société qui cherche à se construire en dehors de toute référence religieuse.
Dieu y est le grand absent, Dieu y est chassé.
En dehors de Lui, nous savons que nous courons à la catastrophe. Mais Dieu ne cesse de vouloir nous sauver. Il nous appelle inlassablement à revenir vers Lui de tout notre cœur : "Convertissez-vous et croyez à la bonne nouvelle." Notre Dieu ne veut pas la mort du pécheur mais qu'il se convertisse et qu'il vive. Voilà cet appel que nous sommes invités à assimiler et à vivre. Dieu est amour ; et Il ne cesse jamais de nous aimer.
C'est aussi cette révélation que nous trouvons dans la lettre de saint Paul aux Éphésiens : "Dieu est riche en miséricorde : à cause du grand amour dont il nous a aimés, nous qui étions esclaves par suite de nos fautes, il nous a donné la vie dans le Christ."
Voilà la bonne nouvelle qui nous est annoncée tout au long de ce Carême : Dieu est amour ; il nous aime tous d'un amour passionné. Tout ce qui nous arrive par le Christ vient de cette miséricorde de Dieu ; cela ne vient ni de nous ni de nos actes et ni de nos spéculations.
Saint Paul qui a rencontré le Christ sur le chemin de Damas sait de quoi il parle puisqu’il a expérimenté « physiquement » ce qu’est la grâce, ce qu’est une vie renouvelée par l'amour.
Dans l'Évangile, nous retrouvons également ce mot "sauvés". En dehors de Dieu, nous sommes que des naufragés. Et c'est pour ramener tous les hommes à Dieu que l'apôtre Pierre a reçu la mission de "pêcheur d'hommes". Saint Jean nous invite à lever les yeux vers un signe. Il nous parle du Christ "élevé" en croix comme le serpent de bronze avait été "élevé" par Moïse sur le peuple.
Et souvenons-nous: celui qui tournait les yeux vers le serpent élevé était guéri. Il n'était pas guéri par l'objet; c'est à dire par le serpent d'airain; mais par le sauveur de tous les hommes.
L’évangéliste multiplie les expressions qui parlent de délivrance : "Obtenir la vie éternelle… être sauvés… échapper au jugement…" Le grand projet de Dieu est d'apporter Son salut à tous les hommes. Il envoie son Fils pour réaliser ce projet. Il nous a montré son immense amour en nous donnant son Fils. Et c'est justement par la Croix que se révèle cet amour unique; c'est pour cela que Saint Jean nous demande de nous déterminer face au crucifié qui nous révèle l'amour de Dieu. "Celui qui croit en lui échappe au Jugement, celui qui ne croit pas est déjà jugé".
Il nous faut le dire et le redire : jamais nos péchés ne seront plus grands que cet amour-là. C'est une certitude inébranlable de l'Église : nous sommes sauvés par le Christ qui a livré son Corps et versé son sang sur la Croix. Jamais aucune faute ne pourra venir à bout de cet amour ; pour autant qu’elle soit suivie d’un repentir et d’une conversion sincères.
Pour ceux qui savent regarder, pour ceux qui savent user du don de discernement dont nous avons parlé la semaine dernière, la Croix est un signe de salut et non de condamnation. A nous de ne pas nous disperser, à nous de ne pas nous détourner de la Croix, en tant qu’elle est gage de Résurrection.
Oui, tout au long du reste de ce Carême et tout au long de notre vie, nous sommes donc invités à lever les yeux vers la Croix du Christ. Par Sa mort et Sa résurrection, le Christ-Jésus nous fait passer vers la vraie Lumière. Avec Lui, nous pouvons avancer sans crainte puisqu’Il nous invite à regarder le monde avec Lui et comme Lui. Par Sa Croix, Il guérit les blessures du monde car Il est la Lumière plus forte que la nuit, Il est l'amour plus fort que la mort.
Alors oui, levons les yeux, élevons nos cœurs ! Tâchons de mettre à profit cette deuxième moitié du Carême qui s’ouvre à nous et qui nous conduit à la Résurrection, pour ouvrir les yeux sur la Vérité et renaître à la Lumière de la vie !
Amen !
Dieu envoie des messagers car Il ne souhaite que faire miséricorde à Son peuple en ne cessant de lui offrir Son amour généreux.
Et ceci est d’une extrême importance pour nous aujourd'hui.
Nous vivons en effet dans une société qui cherche à se construire en dehors de toute référence religieuse.
Dieu y est le grand absent, Dieu y est chassé.
En dehors de Lui, nous savons que nous courons à la catastrophe. Mais Dieu ne cesse de vouloir nous sauver. Il nous appelle inlassablement à revenir vers Lui de tout notre cœur : "Convertissez-vous et croyez à la bonne nouvelle." Notre Dieu ne veut pas la mort du pécheur mais qu'il se convertisse et qu'il vive. Voilà cet appel que nous sommes invités à assimiler et à vivre. Dieu est amour ; et Il ne cesse jamais de nous aimer.
C'est aussi cette révélation que nous trouvons dans la lettre de saint Paul aux Éphésiens : "Dieu est riche en miséricorde : à cause du grand amour dont il nous a aimés, nous qui étions esclaves par suite de nos fautes, il nous a donné la vie dans le Christ."
Voilà la bonne nouvelle qui nous est annoncée tout au long de ce Carême : Dieu est amour ; il nous aime tous d'un amour passionné. Tout ce qui nous arrive par le Christ vient de cette miséricorde de Dieu ; cela ne vient ni de nous ni de nos actes et ni de nos spéculations.
Saint Paul qui a rencontré le Christ sur le chemin de Damas sait de quoi il parle puisqu’il a expérimenté « physiquement » ce qu’est la grâce, ce qu’est une vie renouvelée par l'amour.
Dans l'Évangile, nous retrouvons également ce mot "sauvés". En dehors de Dieu, nous sommes que des naufragés. Et c'est pour ramener tous les hommes à Dieu que l'apôtre Pierre a reçu la mission de "pêcheur d'hommes". Saint Jean nous invite à lever les yeux vers un signe. Il nous parle du Christ "élevé" en croix comme le serpent de bronze avait été "élevé" par Moïse sur le peuple.
Et souvenons-nous: celui qui tournait les yeux vers le serpent élevé était guéri. Il n'était pas guéri par l'objet; c'est à dire par le serpent d'airain; mais par le sauveur de tous les hommes.
L’évangéliste multiplie les expressions qui parlent de délivrance : "Obtenir la vie éternelle… être sauvés… échapper au jugement…" Le grand projet de Dieu est d'apporter Son salut à tous les hommes. Il envoie son Fils pour réaliser ce projet. Il nous a montré son immense amour en nous donnant son Fils. Et c'est justement par la Croix que se révèle cet amour unique; c'est pour cela que Saint Jean nous demande de nous déterminer face au crucifié qui nous révèle l'amour de Dieu. "Celui qui croit en lui échappe au Jugement, celui qui ne croit pas est déjà jugé".
Il nous faut le dire et le redire : jamais nos péchés ne seront plus grands que cet amour-là. C'est une certitude inébranlable de l'Église : nous sommes sauvés par le Christ qui a livré son Corps et versé son sang sur la Croix. Jamais aucune faute ne pourra venir à bout de cet amour ; pour autant qu’elle soit suivie d’un repentir et d’une conversion sincères.
Pour ceux qui savent regarder, pour ceux qui savent user du don de discernement dont nous avons parlé la semaine dernière, la Croix est un signe de salut et non de condamnation. A nous de ne pas nous disperser, à nous de ne pas nous détourner de la Croix, en tant qu’elle est gage de Résurrection.
Oui, tout au long du reste de ce Carême et tout au long de notre vie, nous sommes donc invités à lever les yeux vers la Croix du Christ. Par Sa mort et Sa résurrection, le Christ-Jésus nous fait passer vers la vraie Lumière. Avec Lui, nous pouvons avancer sans crainte puisqu’Il nous invite à regarder le monde avec Lui et comme Lui. Par Sa Croix, Il guérit les blessures du monde car Il est la Lumière plus forte que la nuit, Il est l'amour plus fort que la mort.
Alors oui, levons les yeux, élevons nos cœurs ! Tâchons de mettre à profit cette deuxième moitié du Carême qui s’ouvre à nous et qui nous conduit à la Résurrection, pour ouvrir les yeux sur la Vérité et renaître à la Lumière de la vie !
Amen !